Allen Smithee. Voilà un pseudonyme qui, pour les cinéphiles, sonne comme un indice quant à sons sens de la dérision. Mais qui se cache derrière ce nom d’emprunt ?

Son gout pour les personnages hauts en couleurs et l’humour noir le dirigent naturellement vers la comédie. La réalisation d’un court-métrage « Le bouquet », très bien reçu dans les festivals anglo-saxons, met en lumière cette forme d’humour que ses amis français attribuent à ses origines belges. Un documentaire « Jean Vanloo, kings of club », réalisé pour la télévision, confirme ensuite son gout pour les personnages insolites et la dérision. Il tourne le clip également sur un mode narratif – Roméo Elvis, Alexandre Chatelard avec le célèbre Lenny Kravitz- les petits films musicaux lui permettent de raconter des histoires, sans dialogue, ni son; découvrant alors le véritable pouvoir de l’image, il développe sa direction artistique et expérimente des partispris insolites. Remarquée par des producteurs, ses clips l’amènent au film publicitaire – Airbnb, Gemo, Heroic Sport… Son point de départ pour mener toute réflexion, c’est le personnage. Il pars toujours des différents personnages, quel que soit leur nombre, pour adopter ses partis-pris, élaborer une direction artistique, décider des ressorts comiques, etc… Le personnage, sa personnalité, son rôle dans le récit, dictent à peu près tous les choix qu’il fait. A sa façon, il souhaite continuer à réaliser des films de comédie, encore plus osés et grinçants, et leur conférer une approche cinématographique toujours plus poussée, comme pour dépoussiérer un genre qui, en France, souffre aujourd’hui d’un manque de partis-pris évident.

Allen Smithee.